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Delirium in Hi-FI / André Popp, comp, interp.
Musique audio
Edité par Jasmune , 2009
Un nom prédestiné et surtout un disque incroyable, Delirium in hi-fi, sous-titré Elsa Popping et sa musique sidérante, font d’André Popp un autre de ces aïeuls du bricolage sonore auxquels la French touch doit une part de son fameux toucher. En compagnie de Pierre Fatosme, son adjoint préposé aux bizarreries et aux bruitages, Popp revisite ses javas qui déraillent, ses tangos qui tanguent, mélodies mutines écrites quelques années plus tôt pour Vian ou Trenet qui deviennent de véritables mutantes à une époque (1957) où personne n’ose encore ainsi chatouiller des airs populaires avec des effets hilarants dignes de Tex Avery. Popp est un autre de ces compositeurs qui ont eu la chance d’expérimenter pour la radio et d’avoir à inventer ainsi des formes très visuelles de sons. Evidemment, ce n’est pas du rock et ça n’a qu’un très lointain rapport avec la façon de concevoir la musique aujourd’hui. Mais ce qu’il faut retenir d’André Popp, c’est avant tout ce génie pour écrire des arrangements soignés et de les soumettre ensuite à l’aléatoire humeur des trafics de bandes, ralentissements ou accélérations diverses, torsades et collages destinés à concevoir une écriture à partir du support lui-même. En cela, le travail loufdingue de Mister Popp conserve intacte toute sa fraîcheur originelle, tout comme on redécouvre sans se pincer le nez ses orchestrations pour Marie Laforêt, sa musique pour les aventures de Tintin au cinéma ou encore l’inévitable standard L’Amour est bleu, repris sous le titre Love is blue par tous les crooners et les orchestres d’easy-listening internationaux. Christophe Conte
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