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Space oddities 1976-1985 / Bernard Fevre, Black Devil Disco Club, prod.
Musique audio
Edité par Born Bad Records , 2024
Parmi les héros de la disco hexagonale, Bernard Fèvre fut sous le nom de Black Devil le plus météorique et le plus singulier des auteurs compositeurs. Passé inaperçu à sa sortie en 1978, son premier album, Disco Club, est depuis devenu un disque incontournable qui a ouvert une porte sur la fantasque carrière de son auteur. Du rock au music-hall, de l'illustration sonore à la disco, de la pop au reggae, de la musique de film à la publicité, Bernard Fèvre s'est engagé dans toutes les directions pour mieux nous perdre dans le dédale dune oeuvre à nul autre pareil. L'un de ses meilleurs albums porte un titre programmatique : The Strange World Of Bernard Fèvre. Bienvenu dans une dimension inconnue.
- Type de document
- Disque compact
- Langues
- sans contenu linguistique
- Description physique
- 1 disque(s) compact(s); 12 cm. 1 livret
- Date de publication
- 2024
- Cote
- 573 FEV
- Fonds
- Adulte
- Classification
- Musiques fonctionnelles
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Musique audio - 2024 - Space oddities 1976-1985 / Bernard Fevre, Black Devil Disco Club, prod.
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Biographie

Bernard Fèvre, enregistra au sein du Black Devil le légendaire album, Disco Club en 1978... Enregistré en 5 nuits, oublié pendant 20 ans et samplé par les Chemical Brothers sur Surrender (Got Glint)... Dans les années 60, Bernard Fèvre est membre des Francs Garçons, un groupe vocal dont l'ambition est de réactualiser le répertoire des chansons traditionnelles française. Bernard assure aussi l’orchestre derrière des chansonniers comme Sim, Jean Amadou ou Jean-Marie Proslier, puis compose un titre pour l’unique album d’Alice Sapritch... En 1975 a la fin des Francs Garcons, Bernard n’a pas encore 30 ans et se lance dans l’illustration musicale, titillé par les sonorités électroniques d’artistes comme Vangelis et son Aphrodite’s Child. Remarqué par un producteur disco malin nommé Jacky Giordano, Bernard accepte de créditer ce dernier en tant que co-compositeur de six titres disco bizarroides issus d’une nuit de studio en banlieue parisienne que Jacky a payée. Il lui laisse les bandes et Giordano fait sortir le mini-album à la va-vite en 1978, mais le disque passe totalement inaperçu, probablement à cause de sa trop forte étrangeté à l’époque de Boney M et d'Abba. Bernard entre dans un tunnel de plus de 20 années à survivre d’illustration musicale (entre autres des jingles pour Europe1), puis en 1999, recoit avec étonnement un relevé de la SACEM répertoriant le sample des Chemical Brothers, groupe dont il n’a jamais entendu parler (les droits du disque avaient été cédés par Giordano). Surfant sur le web au tournant du millénaire, Bernard réalise étonné que l’original de Black Devil Disco Club s’échange jusqu’à 600$ sur Ebay. En 2004 la réédition du mini album par Rephlex avec des remixes de Luke Vibert achève de le convaincre de réactiver le Black Devil après plus de 25 ans d’absence. De retour en 2006 avec un nouvel EP du Black Devil Disco Club intitulé '28 After' (pour 28 ans plus tard..) suite à la re-sortie du 1er au UK sur le label créé par Aphex Twin.. Des artistes comme Aphex Twin, Luke Vibert, mais aussi Morgan Geist, I-F ou James Holden, clament leur admiration pour son travail, désormais étiqueté ‘culte’ et ‘pionnier de la musique électronique’. Bernard Fevre rebranche son équipement d’époque, fait un travail de mise en situation qui lui prend 2 ans («je ne voulais pas faire du moderne et copier des artistes et des courants dont je n’ai aucun idée, mais plutôt retrouver intact l’état d’esprit que j’avais à l’époque du 1er disque à la fin des années 70»). En octobre 2006 sort «28 After», accueilli comme le retour attendu du precurseur. D’un avis général (et contrairement à 90% des ‘anciens’ qui reviennent en essayant de coller à l’actu, et se fourvoient), l’album du comeback de Black Devil Disco Club est du niveau du précédent, sorti...28 ans auparavant. Les demandes de bookings affluent, et Bernard Fevre, à plus de 60 ans, se retrouve à donner des concerts dans des clubs techno enfumés, adulé par des electro et italokids à Londres, Paris ou Rotterdam. Avec ce ‘Black Devil In Dub’, la boucle est bouclée, puisque c’est la crème des producteurs electro et neo-disco actuels qui se penchent sur l’oeuvre de Black Devil pour des remixes: UNIT4, QUIET VILLAGE, PRINS THOMAS, BLACK MUSTANG, ELITECHNIQUE et IN FLAGRANTI ont tous réalisé des versions qui actualisent avec respect les originaux. Quant à Bernard, qui s’amuse décidément comme un petit fou, il a retravaillé pour les clubs les 6 titres de ‘28 After’ en 6 dubs irrésistibles, de sa patte immédiatement reconnaissable. Quand à Jacky Giordano, après avoir disposé des bandes de la 1ere session de BDDC en 1978, il a suivi une carrière mouvementée qui l’a récemment amené sur le banc des accusés pour escroquerie massive aux ASSEDIC Read more on Last.fm. User-contributed text is available under the Creative Commons By-SA License; additional terms may apply.